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  • “ La troisième exposition organisée par la dynamique Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses, section genevoise, ouvre ses portes. Les deux précédentes, plus spécifiquement réservées aux artistes résidant à Genève, ont connu un franc succès : 4000 visiteurs les premières semaines...La troisième manifestation, qui durera jusqu’à fin janvier, a pour thème “La Blessure” et invite les artistes de toute la Suisse, sans sélection ni jury d’aucune sorte. André Bücher, président de la SPSAS précise : Lorsque nous avons reçu l’autorisation d’animer le Musée Rath pendant près de trois mois, notre intention fut d’en faire un lieu de rencontre. Nous avons tenté d’informer tous les artistes de notre projet, ainsi, pour cette dernière manifestation, nous avons contacté 850 artistes, 243 se sont inscrits et 205 ont envoyé une oeuvre. Cette exposition présente donc un double intérêt. Elle est l’expression d’une multiplicité d’inspirations, de talents, de personnalités et prouve, par l’enthousiasme qu’elle suscite chez les artistes et le public, qu’un société dynamique peut créer une véritable animation au sein d’une ville....”  DOMINIQUE BORD
Façade du Musée Rath : Exposition "La Blessure" - Janvier 1973


Paul Rickenbacher avec quelques amis artistes-exposants.
Parmi eux : André Bucher, Rodolphe Luder, Willy Suter


  • Est cité en qualité de vice-président du Comité de la société des Amis des Beaux-Arts pour l’année 1957, dans la brochure : « 100 ans de peinture genevoise / Société des Amis des Beaux-Arts / Musée Rath et Athénée / du 10 mais au 13 juin 1957 / Genève ». En est devenu président plus tard.
  • Journal La Suisse (?), 2 janvier 1943. “ Une exposition d’oeuvres de M.Rickenbacher et R.E. Luder ......en ce moment au café du Consulat....M.Rickenbacher se révèle un artiste déjà évolué et doué d’une technique solide.Il faut lui reconnaître de la puissance,de l’originalité et dire qu’il se complaît aux sombres joies d’un coeur mélancolique,c’est avec bonheur.Des compositions comme “Novembre” et “ La pipelette “ – pourquoi ne pas avoir plutôt baptisé  ce tableau “ Les tournesols “ ? – sont dignes d’admiration à cet égard et à d’autres encore,du reste. “ Saint-Germain aussi est un très beau morceau,oú palpite une atmosphère de drame secret et qui montre une construction remarquablement solide.D’autres fois,l’artiste manque le coche et rate si franchement son tableau que la totalité même de l’ échec devient une manière de qualité: on peut y voir le signe d’un tempérament vigoureux qui s’égare.M.Rickenbacher,d’autre part, a l’instinct de la couleur,comme on le constatera dans ses deux études de ports et sa nature morte aux citrons.Pourtant,il conviendra,pour que cet instinct se développe harmonieusement chez lui,qu’il se débarrasse de certains préjugés d’écoles germaniques et qu’il apprenne à utiliser les tons purs.Quoi qu’il en soit,c’est un artiste d’avenir. - J.M. “     
  • Journal de Genève,  26 mars 1946 : "Les expositions : Edmond Leuba-Paul Rickenbacher    .....sensible,un Paul Rickenbacher vit comme lié à l'univers par les mille sensations de la vue,et celles que Buffon appelle appelait nos sensations intérieures..... Albert Rheinwald   www.letempsarchives.ch
  • Membre du Comité exécutif de l'exposition "Picasso et l'art contemporain hispano -américain" Musée d'art et d'histoire / Genève/du 17 mars au 6 mai 1956 : "...notre tâche, assez ingrate au début, a été très largement facilitée par les interventions et l'aide de M. Paul RICKENBACHER..." dans la préface du catalogue.
  • Journal de Genève, 24 juin 1963 : "Au long des cimaises:....Avec Paul Rickenbacher, avec quelques unes de ses oeuvres exposées à la Galerie Vanier, nous entrons en poésie....la profondeur est abolie si même l'assise des objets est respectée, mais cette assise-et partant, la sensation même de l'espace existe moins par un rendu graphique que par une certaine opulence concertée de la tache..."  Pierre Thée www.letempsarchives.ch
  • Journal de Genève, 25 février 1964 : "Au long des cimaises:....nous saluons encore le lyrisme sévère de Paul Rickenbacher, son tempérament puissant et la vie bouleversante qu'il impose à ses natures mortes..."  Pierre Thée www.letempsarchives.ch
  • Journal de Genève, 26 janvier 1977 : "Beaux Arts  Paul Rickenbacher : un goût de fête dans les yeux : Membre fondateur en 1945 du fameux groupe des Corps-Saints (avec Bodjol, Ducommun, W.Suter, Roll et A. Rouiller), ancien président de la section genevoise de la SPSAS (Société des peintres, sculpeurs et architectes suisses), le peintre Paul Rickenbacher expose ses oeuvres à l'Athénée (Genève) jusqu'au 9 février.
Le destin de Paul Rickenbacher s'est joué le jour oú son père lui a dit: "Tu veux faire de la peinture? Soit, mais tu apprendras d'abord un métier" comme si la peinture n'était pas un métier! Mais, à cette époque, et dans sa Bâle natale, on obéissait à ses parents: Paul Rickenbacher fit donc des études commerciales et ne tarda pas à réussir dans les affaires. Il n'abandonna pas pour autant ses pinceaux, qui étaient, pour lui, plus qu'un "hobby". Au contraire, ce sont les affaires qui lui servirent de moyen à cette double fin: faire vivre sa famille et s'adonner à la peinture.
    Lorsque, installé à Genève, il s'ouvrit au dilemme affaires-peinture au brave Eugène Martin, celui-ci lui fit solennellement promettre de "conserver toujours son occupation gagne-pain à côté des joies que peut procurer la palette". Martin, parlait d'expérience, lui qui, aprèe avoir été un peintre du dimanche tout en dirigeant une maison de couture, avait, sur l'instance de Maurice Barraud, abandonné la mode pour devenir "le peintre des sept dimanches par semaine" non sans tirer parfois le diable par la queue. Il ne faut donc pas juger hâtivement le choix difficile de Paul Rickenbacher, son refus d'une bohème aléatoire, son option prioritaire de sécurité pour les siens. Car enfin, chacun répond comme il peut, comme il doit à la grande question de savoir s'il vaut mieux réussir son oeuvre ou sa vie, tant il est vrai que l'une semble souvent devoir s'accomplir au détriment de l'autre...
      Sur un fond de gravité
        Paul Rickenbacher devint donc en peinture un autodidacte. Certes, il a fréquenté avec assiduité des académies libres à Genève, à Bruxelles, à Barcelone, il a reçu les conseils d'artistes avisés: mais il n'a pas eu de maîtres au sens oú on l'entendait au 19è siècle. Il s'est forgé lui même un style correspondant à son tempérament: touche rapide et large, plus instinctive que savante, dessin visant à la synthèse, composition essentiellement décorative, recherche dominante d'harmonies chromatiques sonores sur un fond de gravité.
          Comme tout peintre, autodidacte ou non, Paul Rickenbacher s'est choisi des parrains en peinture: l'étude de leurs oeuvres lui a appris à manier crayons et spatules de façon à leur faire traduire ses sensations visuelles en formes et couleurs. Jusque dans ses tableaux récents, il affirme sans fausse honte ses affinités électives: Picasso et Vlaminck, Van Gogh et Soutine, Dufy et quelques autres chefs de file.
            Plus près de nous, Adrien Holy l'a aidé à se trouver lui même en lui disant un jour: "Paul ,dis-le avec des couleurs!" S'il dessine la figure avec des naïvetés d'enfant, si ses paysages révèlent un caractère souvent menacé par l'ombre ou l'orage, c'est dans ses natures mortes qu'il me semble réaliser au mieux ses possibilités. Puisqu'il était fait pour le dire avec des couleurs Rickenbacher a choisi de le dire avec des fleurs. Son dynamisme inné, ses élans de passion, ses emportements maîtrisés, son sens de l'ornemental et son penchant pour les accords chromatiques qui résonnent comme des sons d'orgue, tout ce qui constitue sa personnalité de peintre s'étale à profusion dans ses multiples, ses somptueux bouquets.
              Une modestie foncière
                Paul Rickenbacher tourne le dos à la peinture-fract pour cultiver la peinture tout court. On peut voir là l'une des limites de son oeuvre: je crois qu'il faut y voir plutôt la manifestation de sa modestie foncière: à d'autres la mission de témoigner de leur époque, ou le rôle d'être les pionniers de leur génération; lui s'en tient au petit monde des reflets roses d'une pivoine, des coups de lune sur une baie maritime, du galbe inaltérablement voluptueux d'un sein. A y regarder de près, c'est un petit monde fondamentalement généreux puisque son créateur ne vise qu'à faire partager à d'autres ce goût de fête qui remplit son regard devant ce qui reste les beautés du monde:"                 

                Jura Brüschweiler www.letempsarchives.ch

                • Ceux qui font Genève :

                Ceux qui font Genève, p. 236, Michel Baettig - Sonor S.A. 1977

                • Journal de Genève  11 décembre 1990  " Un groupe des Corps-Saints  ....Paul Rickenbacher travaille le dessin au trait et avec quelle grâce,il intervient sur des fonds gouachés,sobrement coloriés,qui empêchent le regard de regarder derrière le miroir......."Galerie Cour Saint-Pierre www.letempsarchives.ch

                • Francesc Fontbona : Pregó de la Festa Major de Tossa 2010  ( Extraits ) :
                “.... El Museu de Tossa es comença a preparar cap el 1934 i l’any següent s’obria al public........la presència a la Tossa dels anys vint d’artistes catalans com Pere Creixams o Rafael Benet...i el jove Emili Armengol........va ser l’embrió del Museu.....Benet,producte genui de Terrassa i fill des Noucentisme,seria l’ànima del grup de Tossa.Ell,que a part de pintor va ser un critic d’art influent i un gran historiador de l’art,inventà alló de “Tossa,Babel de les Arts”......Ells tres, el pintor txec Georges Kars i l’esmentat arqueóleg Alberto del Castillo foren els promotors del Museu que s’ompli de peces d’aquells artistes i d’altres que vindrien....Pero la llista dels artistes estrangers presents a Tossa en aquella época és inacabable......Paul Rickenbacher que tornaria al poble després de la guerra.....Gloria Bosch va publicar ja fa anys,el 1986,la monografia que tots utilizem quan busquem informació quan busquem informació sobre la secció d’art modern del Museu......
                Durant molt de temps el Museu ha estat dirigit per Vicenç Esteban Darder,memoria viva del poble,que ens deu un llibre amb les seves vivencies i records,no sol del Museu sinó del mon a Tossa.....”